À l’heure du choix : Par Amadou Bounty Diallo

 À l’heure du choix : Par Amadou Bounty Diallo

Depuis bientôt une décennie, notre pays, notre beau pays dont l’hymne du même nom chante les vertus et la gloire, est confronté à une menace, certes, au départ insidieuse, mais de plus en plus pressante, le terrorisme. En 2015, grâce à l’alliance entre nos forces, celles du Tchad, du Cameroun et du Nigeria, nous avons cru avoir vaincu ce mal du siècle. Mais, comme une hydre, le voila qui rebondit, qui ressuscite à nos frontières septentrionales à chaque fois. Ce terrorisme, qui l’anime ? Des hordes, des cohortes conglomérées dans des multinationales du crime qui ont pour nom, Al-Qaïda, Daesh, groupe de soutien aux musulmans, etc…bref, des forces obscures, animées par des criminels reconnus et recherchés par divers pays, pillent nos villages, tuent nos concitoyens, volent nos bétails. Au nom des normes religieuses n’ayant leur fondement ni dans le Saint coran, ni dans la sunna authentique du Prophète, et s’appuyant sur une conception déphasée de l’interprétation des textes religieux, les séditieux d’un genre nouveau veulent saccager nos Etats, fouler au pied nos valeurs morales et religieuses. Pendant une décennie, au nom de la politique politicienne, le président s’est laissé enfermé dans une logique d’exclusion, s’entourant de courtisans dont le seul objectif est la concussion , portée par la cupidité et des ambitions véreuses. Nous voyons ou cela nous a conduits. Le danger terroriste n’est plus contenu à nos frontières, il est entré sur notre sol et menace même la capitale. L’heure est donc grave et il faut des décisions fortes. Pendant une décennie, l’intérêt public a été superbement ignoré pour céder la place à des intérêts particuliers, plus sordides les uns que les autres. La corruption n’est plus un sport national, elle est devenue un fléau, une pandémie plus pernicieuse et plus dévastatrice que la Covid-19. Que dire du détournement de fonds destinés à la guerre contre le terrorisme ? Il faut que ça change. Il faut que ça change, car, la République est en danger, nos vies aussi. Désormais le président ne pourra plus dire qu’il ne savait pas. Les audits ont démontré l’innommable, la dissipation, la disparition de 1700 milliards de nos francs dans les entrailles du ministère de la Défense. L’heure est grave, mais le choix est simple. Il faut que ceux qui sont en cause répondent de leurs actes et que le peuple rentre dans ses droits. Désormais la vertu doit prendre le pas sur les ambitions sans bornes et la recherche effrénée du lucre. Oui, l’ambition de chacun, la volonté de nous tous est de tendre vers la vertu, la concorde et la sauvegarde de l’intérêt public. Le salut public passe par le refus de voter pour un candidat imposé par les forces du mal. Ce n’est pas le Pnds qui a choisi le candidat se réclamant de lui, mais un mentor nommé Issoufou Mahamadou. Il a choisi de sponsoriser Bazoum dans le cadre de la «modernisation de nos moeurs politiques». Depuis, on nous parle de continuité. Continuité, comment ? Dans la médiocrité ? Pour sortir du gouffre dans lequel les dix de gestion hasardeuse d’Issoufou et ses affidés ont plongé notre pays, il nous faut un homme d’exception .Cet homme, ce n’est pas le candidat désigné par Issoufou contre la volonté de son parti et de tous. Quand la république est en péril il n’ ya ni amitié, ni parenté, ni esprit partisans ; le seul esprit toléré c’est celui qui tend à sauvegarder l’intégrité de notre territoire, nos vies, l’honneur et la dignité du peuple. Sur ce terrain, rappelons-nous l’histoire de notre pays. Nous avons de qui tenir. Nous sommes héritiers d’Amadou kouran Daga, Idrissa Alaouma, Alfa Saidou de Dosso, Alamy Samori, El hadji Omar Tall, Diallo Alfa Yahaya.

Nous n’avons pas le choix. Il faut défendre notre pays. Seul Ousmane est capable de le faire. Seul Ousmane fait consensus. Gageons que tous les nigériens soucieux de l’avenir de notre nation votent, le 21 février prochain, comme un seul homme, pour le triomphe de celui qui, comme le messie, est attendu pour mettre fin à la descente aux enfers du Niger, du grand Niger.

Amadou Bounty Diallo