Au Palais de la Présidence : Le Chef de l’Etat rencontre les responsables des Organisations de la Société civile du Niger

Le Président de la République, Chef de l’Etat, Mohamed Bazoum a rencontré hier dans l’après-midi l’ensemble des acteurs des Organisations de la Société Civile du Niger pour discuter des voies et moyens d’une meilleure collaboration pour la gouvernance démocratique. La rencontre, qui a duré trois heures d’horloge, s’est déroulée en présence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Ouhoumoudou Mahamadou. Avec une telle entrevue, on constate aisément que le Président de la République attache une grande importance au rôle attendu des acteurs de la société civile, que ce soit les associations locales, les organisations nationales, les syndicats professionnels et estudiantins et les autres structures dans la construction et le développement du pays.

Dans son mot introductif, le Chef de l’Etat a exprimé sa gratitude à l’assistance d’avoir répondu présente à son invitation. Il a indiqué qu’il est très rare de voir l’ensemble des responsables de la société civile se réunir comme aujourd’hui. Ensuite, Mohamed Bazoum a donné la définition de la société civile, son rôle et son importance au Niger. Le Président de la République a aussi cité les différents droits de la société civile comme celui de la liberté d’association, le droit de fonctionner librement sans ingérence injustifiée de l’État, la liberté de presse et d’expression, de communication et de coopération. Il y a également, le droit à la liberté de réunion pacifique, de solliciter et d’obtenir des ressources et enfin le devoir de protection de l’État. Tous ces aspects ont été évoqués pendant la rencontre.

Le Président de la République a rappelé que l'État a le devoir de promouvoir le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'obligation de protéger les droits de la société civile. Le Chef de l’Etat a fait savoir aux acteurs de la société civile qu’il est prêt à collaborer avec eux pour le développement du pays. En effet, lorsque des citoyens qui partagent les mêmes intérêts se rassemblent pour exprimer leurs préoccupations, les démocraties fonctionnent mieux. La société civile apporte des contributions au bon fonctionnement de la démocratie et à la bonne gouvernance.

Cette première rencontre qui regroupé les différents groupes de la société civile a été très appréciée par les participants. Ils ont salué l’initiative. «Je suis très satisfaite de la rencontre avec le Président de la République qui nous a tendu la main pour pouvoir l’aider à développer le pays, pour lutter contre la corruption, les inégalités, promouvoir les politiques énergétiques locales, l’éducation etc. C’est vraiment une rencontre aussi de consultation sur les voies du progrès de la société civile vers plus d’efficacité dans la décision locale», a déclaré Mme Kako Fatima, présidente de la Coordination des Organisations Non-Gouvernementales  et Associations Féminines du Niger (CONGAFEN). Elle a également souligné que tous les acteurs présents ont bien compris le sens de cette rencontre parce que les débats ont été constructifs, parce que chacun a compris son rôle.

 La rencontre a été l’occasion encore pour les représentants de la société civile locale de soulever une série de préoccupations et de suggestions qui seront sans doute examinées dans le cadre d’une stratégie nationale d’encadrement de la société civile afin de contribuer à la construction du Niger.

Il faut enfin noter qu’au cours de la rencontre d’échange, les intervenants ont également plaidé pour l’implication du mouvement associatif dans le développement local, le renforcement des canaux de dialogue avec les autorités, la dynamisation des regroupements des acteurs de la société civile.

Se confiant à la presse à l’issue de ces échanges, le Secrétaire Général de l'Association Alternative Espaces Citoyens, M. Moussa Tchangari, a estimé que cette initiative de rencontres est bonne, mais elle n’est pas suffisante. «Le Président engage un processus de discussions avec la société civile, c’est bien. Mais, nous voulons un espace pour parler des revendications. Nous espérons plus que ça. Nous avons des lois liberticides qui sont encore en vigueur dont nous demandons l’abrogation. Le cadre légal de la société civile doit être revu. Nous devons parler du problème de la gestion des ressources du pays et le problème de la justice qui fait partie des réformes à faire », a-t-il dit avant de réaffirmer qu’ils attendent le Président de la République sur tout ce qu’il avait dit.

Seini Seydou Zakaria(onep)

08 juin 2021
Source : http://www.lesahel.org/