Bazoum Mohamed : «Nous avons besoin de la France dans ce qu’elle peut nous donner et que nous n’avons pas ; nous n’avons besoin de la France dans ce que nous nous possédons déjà»

La vision occidentale n’est rien d’autre qu’un impérialisme radical que les anciennes métropoles imposent aux anciennes colonies un peu partout dans le monde. En Afrique plus que partout ailleurs, l’impérialisme occidental a causé de multiples maux qui continuent à faire croupir plusieurs pays. Pour la France, cet endoctrinement a pour nom la Françafrique, une véritable secte qui étend ses tentacules principalement sur les pays de l’Afrique Occidentale. Des groupes de pressions existent dans tous les domaines de la vie de nos Etats. L’Economie, la Politique, l’Armée… tous les secteurs de la vie de nos peuples sont sous le contrôle de réseaux mafieux qui les prennent en otage. Résister à ces groupes revient à un saut suicidaire si toutefois l’on ne dispose pas d’un soutien des plus efficaces dans son pays.

Partout à travers les réseaux sociaux, la une qui s’est muée en scoop est l’intervention du président Mohamed Bazoum lors de sa visite en France. Le courage dont a fait preuve le président Bazoum représente une fierté énorme dont se délectent les nigériens. Au-delà, ce sont tous les peuples africains meurtris par les agissements de la France qui se trouvent réconfortés par le comportement du président nigérien, décidé à se soustraire de la liste des présidents larbins que la France manipule à sa guise à travers les méandres de la Françafrique. En tout cas pour les nigériens, cela ne fait l’ombre d’aucun doute que leur président est sur la bonne voie. Cette attitude dont témoigne le président Bazoum Mohamed est rare et elle relève d’un nombre très étriqué d’hommes vaillants qui ont marqué l’Histoire récente du continent. Faisons économie de ceux qui ont boosté les indépendances et qui se sont fait remarquer à travers une rupture totale avec le néocolonialisme. En figure de proue se trouve le président libyen Mouammar Kadhafi qui, toute sa vie durant, a combattu énergiquement l’impérialisme occidental.

Dans son sillage il a entraîné des hommes comme Thomas Sankara, Robert Mugabe, Paul Kagamé et les autres. On peut un temps soit peu citer notre vaillant Baré Maïnassara qui a été fortement influencé par Kadhafi.

Tous ces noms retentissent fort dans la mémoire des africains, au-delà, dans la mémoire des peuples du monde entier investis dans la lutte contre l’impérialisme occidental. D’ores et déjà, le président Bazoum Mohamed donne des signes et des prémices d’une gouvernance totalement en rupture avec les idéaux de saccages et de spoliations générés par l’impérialisme occidental. Eh oui ! Il faut désormais se résoudre à l’admettre ; cet homme n’est pas seulement inflexible ici au Niger où il a résisté jusqu’à ce jour aux assauts répétés du clan Issoufou qui voulait l’entraîné dans le népotisme et la camarilla. Il s’érige désormais en défenseur avéré des peuples sans voix qui vivent au quotidien le martyr des clauses assassines du néocolonialisme.

Dans ce contexte précis, les nigériens ont un rôle prépondérant à jouer. Il s’agit de se lever comme un seul homme et d’accompagner leur président dans sa vision. Les nigériens de tous les bords doivent faire bloc derrière leur nouvel homme fort afin de montrer aux yeux du monde entier que sa vision est aussi celle du peuple dans son ensemble. Dans ce genre de situation, une faille est vite arrivée, créé et entretenue savamment par les valets locaux de l’impérialisme.Ils sont nombreux les frères africains qui ont été utilisés pour court-circuiter le destin des révolutions les plus convaincantes ; c’est le cas au Burkina avec Thomas Sankara qui a vu son meilleur ami Blaise Compaoré se dresser contre lui. C’est le cas en Libye où les occidentaux ne sont pas passés par quatre chemins pour déstabiliser et anéantir un pouvoir qui a même servi certain d’entre eux ; ce n’est pas Sarkozy qui dira le contraire, lui dont une partie de la campagne électorale aurait été financée par des fonds libyens. Tout récemment, la tragédie qui s’est passée en Haïti laisse pantois plus d’un observateur.

Comme on le voit, l’enjeu est de taille et notre tout nouveau président a besoin d’un soutien populaire très fort pour dissuader l’occident et ses groupes de pression. Seule une volonté populaire unanime peut contrecarrer les visions macabres des occidentaux. Les valets locaux sont aussi avertis. A l’heure actuelle, les nigériens restent unanimes que le président Bazoum reste un choix très sûr et efficace pour le pays. De l’avis de plusieurs observateurs, il ya quelques années, le Niger n’a eu un président aussi courageux que Bazoum Mohamed. Ayant mis en branle tous les maillons de la dictature instaurée par l’exprésident Issoufou, Bazoum Mohamed, refusant tout compromis quant à la continuation de la gabegie perpétrée par le clan Issoufou Mahamadou et malmenant sans répit les détourneurs de deniers publics couverts par le pouvoir de son mentor, le président de la République, Mohamed Bazoum est tout simplement convaincant. Il revient aux nigériens et à tous les peuples meurtris par l’impérialisme d’accompagner la révolution initiée par cet homme.

Mallam