Pillage de biens publics à la Présidence de la République

Le pillage des biens de la Présidence de la République est l’un des sujets d’actualité dans tous les salons feutrés de Niamey. En tout cas, il susurre que des matériels de la Présidence auraient été mis à sac par des dignitaires de l’ancien régime. Après vérification, une source interne à la Présidence de la République confirme l’information et nous apprend que c’est une véritable dévastation qui a été perpétrée avant la prestation de serment de Bazoum Mohamed. La source indique qu’à la Cellule de communication de la présidence, tout le matériel, acheté à plus de cinq (5) milliards de FCFA, aurait été pillé et mis à sac pour une destination inconnue. A notre source d’ajouter que c’est la raison fondamentale qui aurait poussé le sieur Idrissa Waziri à la porte. Il aurait voulu connaitre la destination de ce important matériel de communication et de nouvelles technologies de l’information. Notre source a aussi ajouté que le matériel roulant n’aurait pas non plus été épargné. Des véhicules de la Présidence auraient été subtilisés pour des destinations privées. Ces véhicules seraient cachés dans des maisons à Niamey. Pire, notre source souligne que, le pillage aurait été systématique jusqu’aux assiettes et autres parures de maison. Selon notre source, Bazoum Mohamed serait informé de cette mise à sac organisée par une bande de pillards d’Etat spécialisés dans la soustraction frauduleuse des biens publics. Aujourd’hui, c’est ce qui est chuchoté dans les coulisses de la Présidence. Et que le Président Bazoum Mohamed serait fâché du comportement peu républicain des proches de son prédécesseur. Il semble d’ailleurs que la première dame, Hadiza Mohamed Mabrouk, n’aurait rien trouvé comme équipement au palais. Si cette information s’avère, cela constitue une honte en valeur absolue pour le guide de la renaissance et ses thuriféraires qui continuent de hurler qu’ils sont les meilleurs dirigeants que le Niger ait connus. Face au l’exdésastre commis par ses camarades, Bazoum semble rester hagard dans une impuissance qui ne s’explique pas. A tous points de vue, il doit abandonner la peur pour résolument s’engager dans le combat contre l’impunité et faire rentrer l’Etat dans ses droits. Sans doute, dans ce combat, il aura le soutien de tous les Nigériens épris de justice. Et la honte va davantage submerger ceux qui auraient pillé le palais de la Présidence.

Ali Soumana