8ème édition de la journée nationale de la liberté de la presse : Panel sur la « contribution des médias dans la promotion de la bonne gouvernance »

En prélude à la célébration de la 8ème édition de la journée nationale de la liberté de la presse, La Maison de la Presse a organisé, hier matin à Niamey, une rencontre d’échanges sur le thème : « contribution des médias dans la promotion de la bonne gouvernance ». Quatre panélistes ont présenté des exposés succincts autour du thème qui ont suscité des discussions enrichissantes avec les participants.

 Il s’agit de M. Saidou Arji, expert représentant de l’ONG USAID-SHIGA, M. Moussa Tchangari, SG ‘’Alternative espace citoyens’’, M. Ismael Salaou, journaliste professionnel et de Mme Mounkaïla Aichatou Seyni, commissaire à la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HALCIA).

Peu avant la présentation des exposés, le président du conseil d’administration de La Maison de la Presse, M. Ibrahim Harouna a indiqué que cette rencontre d’échanges sur la bonne gouvernance est une occasion pour permettre aux journalistes et étudiants de mieux cerner la question de la bonne gouvernance dans le cadre de leur travail.  En effet, pour M. Ibrahim Harouna la gouvernance fait référence à l’ensemble des  processus de gouvernement, aux  institutions et aux processus et pratiques en matière de prise de décision et de réglementation concernant les questions d’intérêt commun. Aussi, a-t-il noté, la bonne gouvernance ajoute une dimension d’évaluation au processus de gouvernement. M. Ibrahim Harouna a également cité le Conseil des droits de l’homme qui reconnait les piliers de la bonne gouvernance à travers, « la transparence, la responsabilité, l’obligation de rendre compte de ses actes, et la participation ».

Le premier paneliste, M. Saidou Arji a tout d’abord planté le décor à travers la définition du concept de la bonne gouvernance qui est controversable.  Tout de même, s’agissant de la gouvernance publique, rappelle-t-il, il faut dire qu’elle a trait à tous les domaines relevant de la compétence de l’État et des institutions qui s’y rattachent aussi bien au niveau central que décentralisé.

Quand on parle de gouvernance on fait allusion à l’État et aux collectivités, a indiqué l’expert tout en s’interrogeant, par rapport à ce qu’on attend alors par la bonne gouvernance.

« Le concept de bonne gouvernance a fait l’objet de nombreuses controverses dans les années 90 qui ont consacré le début du processus de démocratisation en Afrique.  Pour beaucoup d’auteurs, ce n’est pas un concept à priori neutre.  Ses contenus et ses critères varient selon le système politique et le particularisme culturel », a-t-il détaillé.

 Cependant, a clarifié l’expert, de manière conventionnelle, la bonne gouvernance renvoie à la notion de bien gouverner la cité en tenant compte de l’intérêt général avec une attente de se comporter en bon père de famille de la part des dirigeants.

Aussi, renchérit le paneliste, la Banque Mondiale a retenu des critères aux dimensions de la bonne gouvernance. Il s’agit entre autres, « de l’expression des citoyens, la redevabilité, la stabilité politique et l’absence de violences, l’efficacité de la gouvernance, la qualité de la régulation, l’État de droit et la lutte contre la corruption ».

Quant à  Moussa Tchangari, Secrétaire Général  ‘’Alternative espace citoyens’’ à travers sa brève communication sur la contribution des organisations de la société civile en matière de bonne gouvernance, en particulier celle de ‘’Alternative espace citoyens’’   il a souligné  que la bonne gouvernance   se résume au respect et la promotion de la défense des droits humains.

Pour sa part, M. Ismael Salaou, journaliste professionnel a axé son intervention sur la relation des médias et la bonne gouvernance. Il ainsi relevé que la presse a joué un grand rôle à travers le pluralisme en donnant la parole à tous les acteurs : les partis politiques, les acteurs de la société civile et les citoyens pour leur permettre d’exprimer leurs opinions afin d’amener le gouvernement à concevoir des lois favorables aux citoyens. «À chaque fois que le processus démocratique et l’ordre constitutionnel sont menacés, la presse était à l’avant-garde à travers l’information qu’elle livre », a fait remarquer M. Ismael Salaou.

Enfin, Mme Mounkaïla Aichatou Seyni commissaire à la HALCIA, a dressé un état de lieu de la corruption au Niger. Elle a aussi rappelé le renforcement du cadre juridique et institutionnel du Niger en matière de lutte contre la corruption avant de discuter de la problématique, les défis et perspectives de la lutte contre la corruption au Niger. 

Oumar Issoufou(onep)

30 novembre 2021
Source : http://www.lesahel.org/

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