Célébration de la fête du Travail : 556 travailleurs reçoivent la médaille d’honneur du travail

La traditionnelle cérémonie des décorations s’est tenue hier en milieu de journée dans le hall de l’immeuble de la Caisse nationale de sécurité sociale à Niamey sous la présidence du ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection Sociale, Dr Ibrah Boukary. Cette année, c’est un total de 556 travailleurs des secteurs public, parapublic et privé qui ont été décorés de la médaille d’honneur du travail. La cérémonie a aussi enregistré la remise des cahiers de doléances des centrales syndicales au gouvernement.

Le ministre Ibrah Boukary a indiqué que la médaille d’honneur du travail est décernée à titre de récompense «aux travailleurs et aux travailleuses qui, pendant des années, ont brillé par leur ardeur à la tâche et qui ont fait preuve d’abnégation, de courage et de détermination pour produire les richesses qui permettront un jour à notre pays, le Niger, de se hisser au rang des pays développés». Il a félicité l’ensemble des travailleurs qui par «leur dévouement»,  ont mérité la médaille d’honneur du travail.

Douze (12) des nominés étaient à la cérémonie de décoration organisée par le ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection Sociale pour partager leur joie avec les membres du gouvernement, leurs collègues et leurs familles. Ces personnes sont équitablement reparties dans les quatre catégories de la médaille d’honneur du travail qui sont la médaille de Bronze, la médaille d’Argent, la médaille d’Or et la  Grande Médaille d’Or. Le ministre a décoré de cette dernière distinction, la plus haute de la Médaille d’honneur du travail, les sieurs Amadou Issoufou, Moussa Seydou et Mme Agala Mariama.

Le vœu le plus ardent du gouvernement, a assuré le ministre de l’Emploi est de voir cette distinction motiver davantage les récipiendaires, ainsi que les autres travailleurs. Il a appelé ceux qui ne sont pas encore nominés «à plus d’ardeur au travail et à persévérer dans la voix de l’effort et du dévouement afin que leurs noms figurent un jour pour l’histoire dans le livre d’or des fils du Niger les plus méritants».

Les leaders syndicaux, fortement mobilisés, ont profité de la cérémonie de décoration pour remettre leurs doléances au gouvernement. Cette année encore, les syndicats ont brillé par ce qui les fragilise, c’est-à-dire la division parce qu’ils n’ont pas parlé d’une même voix. L’Intersyndicale des travailleurs du Niger (ITN) et la Confédération démocratique des travailleurs du Niger ont, chacun de son côté, remis son propre cahiers des doléances. Tous, reprennent les thèmes traditionnels de revendications des centrales syndicales du Niger qui visent à améliorer le quotidien des travailleurs dans le pays.

Pour le ministre Ibrah Boukary, ces cahiers de doléances traduisent les préoccupations et aspirations légitimes non seulement des travailleurs, mais aussi des partenaires. «Ces cahiers sont à mes yeux extrêmement importants car ils permettent de connaitre les attentes des travailleurs du Niger. Ils constituent un véritable cahier des charges pour mon département ministériel», a-t-il dit avant. Le ministre de l’Emploi a rappelé que les efforts fournis par les acteurs du secteur du travail et de l’emploi ont permis d’aboutir à un climat social apaisé que l’Etat compte maintenir «pour offrir aux populations nigériennes des prestations et un accompagnement de qualité, et aux autres agents économiques, la possibilité de rentabiliser leurs investissements, de promouvoir leurs activités et de créer de nouveaux emplois».

«Je demeure convaincu que la même disposition d’esprit continuera à présider à nos rapports, ce qui permettra de créer des conditions idoines pour les réflexions et échanges que nous aurons autour des différents points de vos cahiers de doléances», a poursuivi Dr Ibrah Boukary. Le ministre de l’Emploi a réitéré la disponibilité du gouvernement pour des échanges francs, sincères et constructifs avec les acteurs sociaux et aussi la disponibilité des membres du comité interministériel de négociation à trouver, dans la mesure du possible, des solutions aux questions posées dans les cahiers de doléance.

 Souleymane Yahaya(onep)

Source : http://lesahel.org/

 

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