Lutte contre le terroriste : Succès dans les ratissages dans la zone des trois frontières et victoires dans le bassin du lac Tchad

Aucun temps de répit pour les groupes terroristes, telle est la dynamique dans laquelle sont engagées les forces de défense et sécurité nigériennes. « C’est la seule façon de leur empêcher de se ravitailler à l’approche de la saison des pluies, comme à leur habitude, l’hivernage rendant plus difficile leurs actions nuisibles » ; fait remarquer une source sécuritaire. Et cette stratégie est en train de produire des résultats, en atteste le contenu du communiqué du ministère de la Défense nationale en date du 24 mai 2022.

Une soixantaine de terroristes neutralisés dans le Gourma, une bonne partie de leur logistique détruite (plus de 150 motos), 11 de leurs bases de regroupement anéantis contre 2 blessés et un véhicule endommagé par un EEI (Engin Exmplosif Improvisé), il y a là de quoi remonter le moral des troupes et donner espoir à la population de la zone concernée par ces opérations de ratissage qui n’attendent pas plus que cela en vue de la reprise de leurs activités champêtres après une année agricole précédente très déficitaire. Dans le même ordre d’idées, il y a lieu de saluer la parfaite coordination des armées burkinabés et nigériennes dans la même zone (opérations Taanli 1, 2 et 3) ; et plus récemment ce mouvement à trois (Burkina, Niger, France) ayant permis de mettre en déroute l’ennemi lors de l’attaque du Bourzanga le week-end dernier.  

Même dynamique dans le bassin du lac Tchad, où les forces armées nigériennes tiennent bien le rempart à Baroua, symbole de la reprise d’une vie normale des déplacés de retour au bercail que Boko Haram cherche par tous les moyens à briser, où la force mixte multinationale poursuit ses opérations de ratissage. Durant ce même mois de mai en cours, la nébuleuse a essuyé plusieurs revers et perdu hommes et matériels de guerre.

Revenons à la réplique à l’attaque terroriste du détachement militaire de Bourzanga (en territoire burkinabé) pour noter toute la pertinence de la stratégie, toute nouvelle, que désormais, il n’y a plus à observer l’ennemi s’en prendre à soi pour réagir. L’ennemi est commun, et il transcende les frontières. Aussi les forces armées des pays de la zone des trois frontières doivent dépasser le cadre des opérations de ratissage communes le long de leurs frontières. Les armées se doivent d’agir de part et d’autre des frontières et se prêter mains fortes, comme ce fut le cas dans ce mouvement à trois lors de l’attaque du Bourzanga où une belle raclée fut infligée aux éléments terroristes. Ensemble, nous serons plus forts et plus efficaces contre l’hydre terroriste.

Oumar Sanda

 

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