Pèlerinage 2022 :  COHO, de l’incompétence à l’arnaque

Sorti de deux années de pandémie de Covid 19, le Niger, à l’instar de beaucoup d’autres pays musulmans, a eu en 2022 l’occasion d’organiser le pèlerinage à la Mecque mais cette fois-ci avec un nombre très réduit de pèlerins que le COHO, la structure nationale qui organise l’événement, ne peut convoyer à la Mecque. Certains, à leur corps défendant, même avec un visa régulièrement acquis, devaient manquer le voyage, par la faute, peut accuser le COHO, de l’avionneur choisi on ne sait par qui pour situer, à ce niveau, des responsabilités. Jamais une organisation du Hadj dans le pays n’a donné lieu à autant de suspens, avec, tout au long du processus, des incertitudes qui planent sur le voyage. On savait depuis que ce COHO est incompétent. Alors que les conditions du hadj avaient été annoncées par les autorités saoudiennes, il a trainé les pieds ne pouvant mettre en place aucun dispositif pouvant lui permettre de se rapprocher des compagnies du Hadj si nombreux dans le pays. Combien de fois, celles-ci inquiètes, s’étaient rendu au COHO pour un mouvement d’humeur, se battant à avoir plus de clarté sur l’organisation du hadj ?

Pour donner l’impression qu’il travaille, on peut l’entendre une fois, faisant un grand bruit sur un épiphénomène, annoncer, comme sanction contre certaines agences, des mesures qui font dormir debout, expliquant qu’il les retire de celles qui devraient convoyer des pèlerins cette année, condamnant plus des candidats au Hadj qui n’ont rien à voir dans la faute incriminée mais qui doivent, selon la logique du COHO, payer pour le manquement pour lequel on les rend comptables.

Une sélection douteuse…

Certains nigériens ont payé auprès des agences pour le hadji depuis trois ans et attendent depuis une occasion pour faire le voyage et avoir l’opportunité d’effectuer les rites du Hadj. Mais alors qu’on pouvait croire, pour des raisons d’équité, que ceux-là soient prioritaires, à moins de manquer du complément exigé à la suite de l’augmentation annoncée du tarif du Hadj 2022, les candidats au pèlerinage ne peuvent que constater des choix et des convocations qui laissent le grand nombre de marbre lorsqu’il ne peut savoir les raisons qui ont motivé ces choix qui font douter de la qualité du travail du COHO. Le comble c’est quand, apprend-on, quelques 158 pèlerins devraient manquer leur voyage et surtout que, d’autres auraient été sommés de sortir de l’avion pour laisser leurs place à des « dignitaires ».

D’ailleurs, il a fallu que le gouvernement intervienne pour rassurer les pèlerins anxieux, donnant l’assurance par la voix du ministre des transports que tous seront convoyés à la Mecque pour effectuer le rite pour lequel ils avaient payé. Mais malgré ces assurances données par le gouvernement, d’autres devraient manquer à l’appel, faisant ainsi mentir le ministre dont on a cru à la parole et à la promesse.

Il faut sanctionner…

Ce COHO doit être sanctionné en renvoyant carrément ses commissaires incompétents car, à la vérité, on voit bien qu’ils ne sont pas à la hauteur. Les prochains hadj ne doivent pas souffrir de leur incompétence notoire. Une situation, risque de l’imposer quand, au retour du Hadj, tous les responsables seront là et que des « candidats malheureux » ayant manqué le rendez-vous de 2022 iront réclamer leurs frais versés ou, tout au moins, demander des explications. Mais on apprend que le COHO serait prêt à leur retourner leur argent. Mais on attend…

Dans ce pays, il faut l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, afin que, pour toute prestation, l’on n’assiste plus à de tels désagréments. Les places ne sont pas faites pour donner du confort à la clientèle politique mais pour servir, pour travailler efficacement, et répondre aux attentes des usagers et des clients. Il est dommage que même pour des activités de la foi, des hommes et des femmes, au Niger, s’en servent à arnaquer, à manger sur le dos des croyants, et dans l’assiette de Dieu..

ISAK

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